La construction d’une usine de batteries pour voitures électriques du groupe Hyundai dans l’État de Géorgie a été interrompue après la détention de plusieurs centaines de travailleurs lors d’un vaste raid mené par les autorités américaines, ont rapporté vendredi des sources officielles.
Le site, présenté comme le plus gros projet d’investissement jamais réalisé dans cet État, constitue un élément clé de la stratégie de Hyundai pour renforcer sa présence industrielle aux États-Unis. Mais l’opération policière de jeudi a porté un coup d’arrêt brutal au chantier, mettant en lumière la fragilité de projets reposant sur une main-d’œuvre étrangère.
Cette descente s’inscrit dans le cadre du durcissement des enquêtes lancées par l’administration Trump sur les pratiques d’emploi illégales. Washington entend intensifier la lutte contre le travail non déclaré et les violations du droit du travail, même si cette politique risque d’avoir des conséquences directes sur l’activité économique et la confiance des investisseurs étrangers.
La Corée du Sud a réagi en appelant les États-Unis à garantir la protection de ses entreprises et de ses ressortissants impliqués dans ce projet stratégique. Séoul suit de près la situation, qui pourrait affecter ses relations économiques avec Washington.
Ce coup de frein imprévu illustre le paradoxe d’une administration qui cherche à attirer davantage d’investissements étrangers tout en multipliant les opérations contre l’emploi irrégulier, au risque de fragiliser certains projets industriels majeurs.