États-Unis : le condamné James Osgood a été exécuté après avoir réclamé sa propre mort
James Osgood

Aux États-Unis, l’État du Missouri a procédé à l’exécution de James Osgood, un détenu de 56 ans condamné pour le viol et le meurtre d’une mère de famille de 44 ans. L’homme avait volontairement renoncé à ses recours judiciaires, affirmant ne plus vouloir « faire perdre de l’argent à tout le monde ».

Condamné à mort en 2010, James Osgood avait adressé une lettre aux autorités pénitentiaires dans laquelle il demandait expressément que son exécution soit programmée sans délai. « Je suis coupable. Je ne mérite pas qu’on se batte pour moi. Chaque jour que je reste en vie, je coûte à l’État et à la famille de la victime », avait-il écrit.

Le condamné à mort voulait mourir pour « soulager le monde »

Son exécution par injection létale s’est déroulée dans le pénitencier de Bonne Terre. Aucune complication n’a été rapportée. Osgood n’avait pas souhaité la présence d’un avocat ni formulé de dernière déclaration publique, selon les autorités carcérales.

Le crime pour lequel il avait été condamné remonte à 2009. Il avait agressé sexuellement puis tué une femme dans sa propre maison, avant d’être arrêté quelques jours plus tard. Son procès avait été rapide et le jury unanime sur la peine capitale.

L’exécution de détenus « volontaires » reste un phénomène marginal mais controversé dans le système judiciaire américain. Les défenseurs des droits de l’homme pointent du doigt les conditions psychologiques de ces détenus, souvent rongés par la culpabilité ou des troubles mentaux non traités.

Malgré les appels sporadiques d’associations abolitionnistes pour qu’un ultime sursis lui soit accordé, James Osgood est mort comme il l’avait demandé : dans le silence, sans résistance, et avec le sentiment, selon ses mots, de « soulager tout le monde ».

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