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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Bruxelles ce jeudi pour défendre son ambitieux « plan pour la victoire » face aux 27 dirigeants de l’Union européenne et aux 32 ministres de la Défense de l’OTAN. Cette visite intervient alors que l’Ukraine fait face à des défis croissants sur le front de l’Est, notamment dans le Donbass, où les forces russes ont récemment gagné du terrain.

Plus de deux ans et demi après le début de l’invasion russe, l’Ukraine est confrontée à une intensification des offensives ennemies. Moscou revendique presque quotidiennement la prise de nouvelles localités dans le Donbass, mettant Kiev dans une position de plus en plus précaire. Les forces ukrainiennes, déjà éprouvées par les combats, se préparent également à affronter des pénuries d’électricité avec l’approche de l’hiver.

Le « Plan pour la Victoire » en Cinq Points

Devant le Parlement ukrainien, Zelensky a dévoilé les grandes lignes de son plan en cinq points, assorti de trois points supplémentaires tenus secrets. Les principales propositions incluent :

Si le plan de Zelensky a été présenté aux principaux alliés de l’Ukraine, y compris lors de récentes visites à Washington, Londres, Paris, Berlin et Rome, il n’a pas encore reçu le soutien escompté. Le nouveau secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a reconnu que le plan serait discuté lors des réunions à Bruxelles, mais a tempéré les attentes en affirmant qu’il ne pouvait pas soutenir l’ensemble des propositions pour le moment.

Les États-Unis, en pleine période électorale avec la présidentielle du 5 novembre, restent prudents. L’ambassadrice américaine auprès de l’OTAN, Julianne Smith, a confirmé que l’Alliance n’était pas prête à inviter l’Ukraine à la rejoindre à court terme. La perspective d’une escalade avec la Russie et des préoccupations budgétaires freinent également certains pays membres.

Moscou dénonce une provocation

La Russie a réagi vivement au plan de Zelensky. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a accusé le président ukrainien de chercher à entraîner l’OTAN dans un conflit direct avec la Russie. Elle a qualifié le plan de « slogans incohérents » et a critiqué sévèrement les intentions de Kiev.

Malgré les réserves internationales, Zelensky insiste sur la nécessité de changer la donne pour mettre fin à la guerre. « Quelle que soit la volonté de Poutine, nous devons tous ensemble forcer la Russie à la paix », a-t-il déclaré avant son départ pour Bruxelles.

Le président ukrainien mise sur le soutien accru de ses partenaires pour inverser la tendance sur le terrain. Alors que l’incertitude plane sur la poursuite de l’aide américaine en cas de victoire de Donald Trump à la présidentielle, l’Ukraine compte sur une mobilisation internationale pour assurer sa défense et préserver sa souveraineté.

La situation en Ukraine demeure précaire, et les prochains mois seront déterminants pour l’issue du conflit. Les discussions à Bruxelles pourraient façonner le niveau de soutien que l’Ukraine recevra de la communauté internationale. Pendant ce temps, les forces ukrainiennes continuent de résister face à une offensive russe persistante, avec l’espoir que les initiatives diplomatiques de Zelensky porteront leurs fruits.

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