Le tribunal administratif de Lille a validé mercredi le maintien des restrictions de parloir imposées à Salah Abdeslam. Cette décision intervient après que le terroriste condamné pour les attentats du 13 novembre 2015 aurait menacé le directeur de l’établissement pénitentiaire où il est détenu. Selon les éléments portés à la connaissance de la justice, Abdeslam aurait déclaré vouloir envoyer « deux ou trois gars » au directeur de la prison. Ces propos ont été considérés comme suffisamment graves pour justifier le dispositif sécuritaire actuel.
Un dispositif sécuritaire renforcé
L’administration pénitentiaire maintient donc la séparation par hygiaphone lors des visites. Le ministère de la Justice justifie cette mesure par la dangerosité persistante du détenu et la volonté présumée de ses proches de commettre des actes irréguliers lors des parloirs. Les nouvelles tensions signalées au sein de l’établissement ont renforcé la position des autorités, qui refusent tout assouplissement des conditions de détention. Le tribunal a rejeté la demande de levée du dispositif de séparation déposée par Salah Abdeslam.
Un bras de fer judiciaire
Ce bras de fer judiciaire entre le terroriste et l’administration pénitentiaire se poursuit depuis plusieurs mois. Les restrictions actuelles limitent drastiquement les contacts physiques avec les visiteurs autorisés. La décision du tribunal confirme la ligne dure adoptée par les autorités face à un détenu considéré comme à très haute dangerosité. Aucun changement n’est envisagé dans l’immédiat concernant son régime carcéral.
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