L’actrice britannique renommée Olivia Williams a ouvert son cœur dans une interview émouvante accordée au journal britannique The Times, où elle a partagé son douloureux parcours avec un cancer rare du pancréas longtemps mal diagnostiqué. Elle a profité de ce témoignage pour alerter le public sur l’importance de ne pas ignorer les symptômes et de recourir à des examens précoces.
Un long chemin de diagnostics erronés
L’histoire ne commence pas avec la découverte du cancer, mais bien des années auparavant. Olivia Williams explique qu’elle souffrait de symptômes inexpliqués depuis plus de dix ans, entraînant une série d’examens et de diagnostics erronés : lupus, syndrome pré-ménopausique, voire d’autres formes de cancer. Ses plaintes ont souvent été minimisées, au point qu’un médecin l’a même orientée vers une évaluation psychologique, la suspectant implicitement de délire.
Après avoir consulté dix médecins dans trois pays différents, le bon diagnostic a enfin été posé par un gastro-entérologue à Los Angeles, qui a décidé de rechercher une hormone rare. Des examens poussés, dont un scanner et une biopsie, ont révélé une tumeur neuroendocrine pancréatique (VIPome), un cancer extrêmement rare qui ne touche qu’une personne sur un million par an.
Olivia déclare avec tristesse :
« Si on m’avait diagnostiquée correctement dans les quatre premières années, une seule opération aurait peut-être suffi à mettre fin à ce cauchemar… » Mais aujourd’hui, je ne peux pas dire que je suis guérie, et je ne le serai jamais. »
Chirurgies lourdes et propagation du cancer
Malgré plusieurs interventions chirurgicales, dont des ablations partielles du pancréas, de la vésicule biliaire, de la rate et du foie, le cancer avait déjà commencé à se propager. Des métastases apparaissent encore régulièrement, la forçant à retourner en traitement.
Elle décrit la radiothérapie interne ciblée comme le traitement le plus éprouvant auquel elle ait été soumise. Ce protocole consiste à injecter une substance radioactive dans son corps, sous des conditions de sécurité strictes où le personnel médical doit porter des combinaisons de protection, tandis qu’elle-même doit rester isolée pendant deux semaines après chaque séance.
Bien que ce traitement ait offert un espoir de pause thérapeutique, les résultats ne furent pas ceux espérés : les métastases ont continué d’apparaître. L’objectif est désormais de ralentir la progression du cancer plutôt que de l’éradiquer.
Un message de sensibilisation poignant.
En conclusion de son témoignage, Olivia Williams a livré un message touchant :
« Il est peut-être trop tard pour moi, mais mon but est d’avertir ceux qui ont plus de quarante ans de ne pas ignorer les symptômes. » Je ne cherche pas la compassion, je demande un test précoce et peu coûteux qui peut sauver des vies. »
Elle a également annoncé son soutien à la fondation Pancreatic Cancer UK, dans le cadre de sa participation au marathon de Londres, afin de sensibiliser le public à ce cancer silencieux.