Ce ne sont pas des ralliements politiques classiques. Ce ne sont pas des communiqués officiels. Pourtant, à mesure que la campagne municipale s’installe, un phénomène inattendu prend forme autour de Sarah Knafo. Ce ne sont pas seulement des électeurs ou des militants qui se manifestent, mais des personnalités publiques, des collectifs citoyens et des figures médiatiques qui, chacune à leur manière, saluent ses propositions pour Paris.
Le signal le plus commenté est venu de Lorànt Deutsch. L’auteur de Métronome, référence lorsqu’il s’agit de raconter l’histoire urbaine de la capitale, a qualifié sur Instagram la proposition de réouverture des voies sur berges de « idée géniale et essentielle ». Un commentaire lourd de sens venant d’un passionné de l’évolution historique de Paris. Ce n’est pas un soutien partisan mais une validation explicite d’un projet urbain, au nom de la cohérence historique et fonctionnelle de la ville.
Même tonalité chez Michel Leeb. L’humoriste a simplement mais clairement écrit sous une vidéo de campagne « Je voterai pour vous ». Une phrase sobre, mais qui a été largement remarquée. Là encore, l’adhésion semble porter sur une vision très concrète de la capitale, centrée sur la propreté, la circulation, la qualité de vie et la gestion quotidienne, thèmes au cœur du programme de la candidate.
Autour de ces figures connues, d’autres signaux apparaissent. Le collectif Saccage Paris, très suivi sur les réseaux sociaux, multiplie les publications appelant à voter pour Sarah Knafo en relayant ses propositions sur la propreté, la sécurité et l’ordre urbain. Leurs messages ne parlent pas de stratégie politique, mais d’état des rues, d’insalubrité, de désordre et de cadre de vie, exactement les sujets que la candidate place au centre de son projet.
Une dynamique médiatique et populaire qui s’installe
Des interactions plus discrètes ont également été relevées. Des personnalités comme Laeticia Hallyday ou Matt Pokora ont « liké » certaines publications de campagne. Un geste anodin en apparence, mais qui, dans l’écosystème numérique actuel, est perçu comme un intérêt pour les thèmes abordés, notamment l’état de Paris et les propositions d’aménagement urbain.
Ce faisceau de réactions intervient dans un contexte où la notoriété de Sarah Knafo connaît une progression rapide. Son passage au 20 Heures de TF1 a rassemblé 5,4 millions de téléspectateurs, un niveau rare pour cette tranche de fin de journal. Ses interventions sur CNEWS et Europe 1 ont battu des records d’audience. Dans les baromètres d’opinion, elle enregistre l’une des plus fortes progressions du moment. Son premier meeting parisien a réuni près de 1 200 personnes. Les sondages la placent désormais à proximité du seuil des 10 %, ce qui bouleverse les équilibres traditionnels de la droite parisienne.
Ce qui frappe, c’est que ces réactions publiques ne portent pas tant sur une étiquette politique que sur des projets précis. Baisse de la fiscalité locale, doublement de la police municipale, réouverture des voies sur berges, vente de logements municipaux à leurs occupants, fin de l’encadrement des loyers, référendums locaux réguliers. Autant de propositions qui trouvent un écho chez des personnalités qui ne sont pas engagées politiquement mais qui se reconnaissent dans une approche jugée pragmatique.