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Marco Mouly, surnommé “le roi de l’arnaque” pour sa participation à une fraude massive à la TVA sur le marché du carbone, a quitté la prison de la Santé à Paris la semaine dernière, selon une information du Parisien. Cette libération intervient après huit mois passés derrière les barreaux, une incarcération décidée en raison du non-respect de ses obligations liées à une peine avec sursis prononcée en 2019.

Condamné à trois ans de prison avec sursis probatoire, Marco Mouly devait justifier d’une activité professionnelle, suivre une formation, et s’acquitter d’une amende de 15 000 euros. Cependant, il n’avait pas respecté ces engagements. Selon la juge d’application des peines, il aurait occupé un emploi fictif de “community manager” et fourni de fausses fiches de paie pour justifier son activité, ce qui a conduit à la révocation partielle de son sursis en mars dernier.

Une fraude historique au cœur de sa notoriété

La réputation de Mouly a explosé en 2016 lorsqu’il a été condamné à huit ans de prison et à une amende de 283 millions d’euros pour son rôle central dans une fraude à la TVA sur les quotas de carbone, ayant coûté environ cinq milliards d’euros aux finances publiques européennes, dont 1,6 milliard à la France. Ce système, surnommé “l’escroquerie du siècle”, impliquait l’achat de quotas de carbone hors taxe et leur revente avec TVA en France, sans jamais reverser cette taxe à l’État.

Après cette condamnation, Marco Mouly avait fui avant d’être retrouvé en Suisse, où il a finalement été extradé vers la France pour purger sa peine. Ce personnage controversé, connu pour ses déclarations provocatrices telles que “je défie la police”, est devenu un symbole de cette fraude monumentale, au point d’inspirer la série télévisée D’argent et sang.

Un nouveau procès en vue

Bien que récemment libéré, Marco Mouly reste confronté à la justice. Il est attendu au tribunal de Paris le 12 novembre pour un nouveau jugement dans une affaire d’escroquerie et d’organisation frauduleuse d’insolvabilité. En septembre dernier, quatre ans de prison avaient été requis contre lui pour avoir tenté d’échapper à des condamnations financières en se déclarant insolvable.

Pour le moment, Mouly est libre, mais ce procès pourrait marquer une nouvelle étape dans la saga judiciaire de l’escroc le plus célèbre de France, dont les exploits financiers continuent de captiver le public et de mobiliser les autorités judiciaires.

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