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La contestation des taxis contre la nouvelle convention liant la profession à la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) s’intensifie. Dès ce lundi 2 décembre 2024, des perturbations majeures sont prévues à Lyon, avant de s’étendre à Paris et à d’autres villes. Ce mouvement national vise à dénoncer une réforme jugée préjudiciable pour les professionnels du transport de patients.

Une semaine sous tension

Après des mobilisations à Paris, Marseille, Toulouse, Angers et d’autres villes la semaine dernière, les chauffeurs de taxi continuent leur lutte. À Lyon, plusieurs syndicats ont annoncé des blocages sur les principaux axes d’entrée et de sortie de l’agglomération dès 5 heures du matin. Des opérations escargots perturberont également la circulation sur les autoroutes environnantes. La préfecture du Rhône prévoit de « fortes perturbations » et recommande aux automobilistes de différer leurs déplacements, de privilégier les transports en commun ou d’opter pour le télétravail.

D’autres manifestations sont prévues ce lundi, notamment à Toulon, en Saône-et-Loire et dans les Deux-Sèvres. Le lendemain, une mobilisation massive est attendue à Paris, où les chauffeurs se rassembleront près de l’Assemblée nationale pour exprimer leur mécontentement.

Les chauffeurs dénoncent la nouvelle convention CNAM, qui devrait entrer en vigueur en janvier 2025 et encadrer le transport de patients pour la période 2025-2029. Parmi les points les plus contestés : une baisse importante de la tarification et l’introduction du « taxi partagé ». Ce dernier obligerait les chauffeurs à transporter plusieurs patients simultanément, avec des détours pouvant atteindre 30 kilomètres.

« Si cette convention est appliquée, notre chiffre d’affaires baissera de plus d’un tiers. Dès 2025, 40 % des taxis seront en faillite », alerte Samir Attieh, président de la Fédération nationale des artisans du taxi. De son côté, Abdel Grine, président de la Fédération des taxis indépendants du Rhône, souligne les conséquences négatives pour les patients : « Le service sera détérioré. C’est un mouvement pour défendre nos clients avant tout. »

Une mobilisation nationale

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, des opérations escargots sont prévues dès 6 heures autour de Marseille, avec des points de départ aux centres commerciaux de La Valentine, Grand Littoral et Plan de Campagne. Ces convois convergeront vers le péage de Lançon-de-Provence, occasionnant des ralentissements sur l’A7 et l’A50.

En Auvergne-Rhône-Alpes, les taxis de plusieurs départements, dont le Rhône, l’Isère et la Drôme, ont annoncé des actions visant à bloquer les accès à Lyon et à ses hôpitaux. La préfecture a activé le plan de gestion du trafic Palomar, tout en précisant qu’un blocage total des axes ou des accès hospitaliers ne sera pas toléré.

En Nouvelle-Aquitaine, une cinquantaine de chauffeurs des Deux-Sèvres prévoient des opérations escargots et des rassemblements devant les locaux de la CPAM à Niort, Thouars et Parthenay.

Ce mouvement devrait s’étendre à une trentaine de départements ce lundi, selon la Fédération nationale du taxi. La grogne des chauffeurs s’amplifie à l’approche de la signature de la convention, prévue courant décembre. La profession reste déterminée à se faire entendre pour défendre ses conditions de travail et préserver un service de qualité pour les patients.

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