Les États-Unis assure que l'Iran a suspendu 800 exécutions, les pays du Golfe pressent Trump de ne pas intervenir
Les États-Unis assure que l'Iran a suspendu 800 exécutions, les pays du Golfe pressent Trump de ne pas intervenir

Les États-Unis affirment que les autorités iraniennes ont renoncé à procéder à plusieurs centaines d’exécutions de manifestants, une décision présentée par Washington comme le résultat de pressions internationales croissantes. La Maison-Blanche assure avoir adressé des avertissements directs à Téhéran, tout en maintenant que l’éventail des réponses américaines reste ouvert.

Selon l’exécutif américain, cette inflexion serait intervenue alors que la répression du mouvement de contestation, déclenché fin décembre, suscitait de vives inquiétudes à l’étranger. Des sanctions ciblées ont été annoncées contre des responsables iraniens accusés de piloter les opérations de sécurité, tandis que Donald Trump affirmait avoir reçu des assurances indiquant une accalmie sur le terrain.

Les capitales du Golfe en première ligne pour éviter l’escalade

En coulisses, plusieurs pays du Golfe ont intensifié leurs démarches diplomatiques auprès de Washington. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman auraient exhorté le président américain à privilégier la désescalade, redoutant les répercussions régionales d’une intervention militaire. Ces initiatives ont été relayées par des échanges avec Israël et par l’offre de médiation de la Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran.

Sur le terrain, les autorités iraniennes assurent que le calme est revenu dans les principales villes, malgré les accusations persistantes d’ONG faisant état de milliers de morts et d’arrestations massives. Alors que des procès rapides sont annoncés pour les personnes interpellées, les défenseurs des droits humains dénoncent la diffusion d’aveux forcés et réclament des garanties internationales, tandis que le dossier iranien revient à l’agenda du Conseil de sécurité de l’ONU.

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