Le 24 octobre dernier, Pascal Praud a perdu un être cher : son père, Roger Praud, s’est éteint à l’âge de 90 ans. La disparition de celui qui avait été un repère pour le journaliste de CNews a profondément bouleversé sa famille. Dans une chronique émouvante publiée dans Le Journal du dimanche ce 27 octobre, Pascal Praud a partagé les derniers moments de son père et les souvenirs qui le lient à lui.
Roger Praud avait souffert d’un accident vasculaire cérébral en 2005, qui avait lourdement affecté sa santé. Depuis près d’un an, il vivait dans un EHPAD à Nantes, où son état s’était détérioré. Les deux dernières semaines de sa vie, Roger Praud était plongé dans un sommeil profond et n’avait pas parlé. Un bref moment d’éveil a eu lieu lorsqu’une des petites-filles du journaliste, Morgane, l’a embrassé, déclenchant une réaction inattendue de son grand-père. « Il est sorti du sommeil quelques secondes », se souvient Pascal Praud, décrivant cette scène comme une « intrusion du surnaturel ».
La star de Cnews a également évoqué la décision difficile de cesser l’alimentation et l’hydratation de son père le 13 octobre, une étape qui a précipité son décès. « La sédation profonde et continue a été mise en place jusqu’à la fin », a-t-il confié, ajoutant que malgré la préparation psychologique, l’impact de la perte reste intense. Cette expérience l’a poussé à s’interroger sur le débat autour de la fin de vie.
Aux côtés de Pascal Praud dans cette épreuve se trouvait sa compagne, Catherine Bancarel, qu’il décrit comme son « amoureuse ». Bien qu’elle le soutienne sans relâche, elle a parfois éprouvé des difficultés à faire face à « l’antichambre de la mort » dans laquelle était plongée la chambre de Roger Praud.
Les obsèques de Roger Praud auront lieu ce mardi 29 octobre à l’église Saint-Similien de Nantes. Pendant cette période de deuil, Pascal Praud a suspendu sa participation à l’émission L’Heure des pros sur CNews. Il a conclu sa chronique par des mots touchants : « J’écris ces mots pour prolonger le temps où nous étions ensemble ». Pour ses filles, la perte de leur grand-père, surnommé « Hocher » en raison de la difficulté à prononcer « Roger » lorsqu’elles étaient petites, représente leur premier deuil. Elles ont conservé certains objets de leur grand-père pour perpétuer son souvenir, bouleversées par ce tournant dans leur vie.
Cet hommage poignant révèle un Pascal Praud touché par une douleur intime, tout en offrant à ses lecteurs un aperçu émouvant de l’amour filial et des épreuves qui l’accompagnent.