Des scientifiques font une découverte aidant a déchiffrer les tissus adipeux
Des scientifiques font une découverte aidant a déchiffrer les tissus adipeux

Une étude récente a révélé des différences significatives dans l’expression des gènes des tissus adipeux en fonction du type de régime alimentaire adopté, notamment en comparant une alimentation riche en graisses et en calories à un régime plus équilibré.

L’expression génétique correspond à l’activation des gènes pour accomplir des fonctions spécifiques. Les chercheurs ont identifié quatre gènes impliqués dans le métabolisme, la régulation du calcium et l’inflammation, qui pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.

Menée par des scientifiques de l’Université du Delaware (États-Unis) et publiée dans Physiological Genomics, cette recherche visait à analyser les mécanismes génétiques liés à l’obésité. Elle a mis en évidence des variations notables dans l’expression des gènes des tissus adipeux, longtemps considérés comme de simples réserves de graisse, mais désormais reconnus comme des organes endocriniens essentiels. Leur dysfonctionnement est associé à divers troubles cardiovasculaires et métaboliques.

Impact du régime alimentaire sur les tissus adipeux
Afin d’examiner ces effets, les chercheurs ont étudié deux groupes de souris : l’un soumis à un régime riche en graisses et en calories, similaire à l’alimentation occidentale, et l’autre nourri avec un régime standard pendant plus d’un an.

Le Dr Ibrahime Fancher, professeur adjoint en kinésiologie et physiologie appliquée à l’Université du Delaware, a déclaré : « Nous nous attendions à observer des modifications importantes des tissus adipeux, et nos résultats l’ont confirmé. Chez les souris soumises à un régime riche en graisses, nous avons constaté des altérations marquées des dépôts graisseux, illustrant les effets négatifs d’une alimentation déséquilibrée et de l’obésité. »

L’étude a révélé des modifications dans l’expression de plus de 300 gènes dans les tissus adipeux sous-cutanés, généralement considérés comme moins nocifs, tandis que près de 700 gènes ont été affectés dans les tissus adipeux viscéraux, qui entourent les organes vitaux et augmentent les risques de complications de santé.

Parmi ces gènes, quatre se démarquent par leur rôle clé dans le métabolisme, la régulation du calcium et l’inflammation, faisant d’eux des cibles prometteuses pour de futures recherches.

En conclusion, le Dr Fancher a souligné l’importance d’explorer si ces gènes peuvent être modulés afin d’améliorer la fonction des tissus adipeux chez les personnes en surpoids, soit en utilisant des traitements existants, soit en développant de nouvelles approches thérapeutiques.

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