La colère gronde chez les usagers de la SNCF. En l’espace de cinq ans, le prix moyen des billets Ouigo, l’offre low-cost de la SNCF, a bondi de 25 %, selon plusieurs constats relayés par les voyageurs. Conçus initialement pour proposer des trajets à petits prix, ces trains accessibles ne semblent plus aussi abordables qu’à leurs débuts, ce qui suscite frustration et incompréhension.
Alors que la promesse initiale de Ouigo reposait sur des tarifs attractifs à partir de 10 euros, de nombreux usagers dénoncent une inflation qui, pour certains trajets, rend ces offres à peine moins chères que les trains classiques. La hausse des prix, combinée à la réduction de certains services ou à des options payantes supplémentaires (bagages, choix des places), amplifie le mécontentement.
Si la SNCF se défend en évoquant une hausse généralisée des coûts (énergie, entretien du matériel, etc.) et une adaptation à la demande, les associations d’usagers appellent à plus de transparence et dénoncent une forme de “greenwashing tarifaire”, dans un contexte où l’État encourage pourtant les Français à privilégier le train comme alternative écologique.
