Le verdict est tombé, lourd de sens. Dahbia Benkired a été condamnée ce vendredi 24 octobre à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible par la cour d’assises de Paris pour le viol, la torture et le meurtre de la jeune Lola. Une sentence historique, jamais prononcée auparavant contre une femme en France, qui marque l’aboutissement d’un procès particulièrement éprouvant.
L’ultime pardon avant la chute
Quelques instants avant le délibéré, l’accusée avait imploré le pardon, reconnaissant : « C’est horrible ce que j’ai fait. » Des mots qui contrastent cruellement avec la barbarie des faits. La cour a suivi les réquisitions du parquet, soulignant la « gravité et la cruauté des faits » et le « supplice infligé à Lola Daviet ». Les juges ont également pris en compte la « dangerosité très élevée » de la condamnée.
Malgré ses promesses de dire « toute la vérité », l’énigme du mobile reste entière. La cour a reconnu son « parcours chaotique » tout en jugeant qu’il ne pouvait « expliquer ce déferlement de haine ». Ce verdict historique scelle définitivement le destin de la criminelle Dahbia Benkired, qui ne pourra pas demander de libération conditionnelle.