Un seul projet reste en lice pour la reprise du verrier Arc, placé en redressement judiciaire début janvier par le tribunal de commerce de Lille. L’un des deux candidats, l’ancien dirigeant Patrick Puy, a annoncé le retrait de son offre, expliquant ne pas disposer du délai nécessaire pour finaliser un plan solide.
L’offre encore en course est portée par Timothée Durand. Elle prévoit le maintien de 2 700 emplois sur les 3 500 que compte le site d’Arques dans le Pas de Calais, avec environ 300 licenciements ainsi que des départs volontaires et anticipés à la retraite. Selon la CGT, il s’agit désormais de la seule proposition jugée sérieuse.
Un plan social redouté par les syndicats
Les représentants du personnel redoutent l’ampleur des suppressions de postes et demandent une révision des objectifs industriels. Le projet prévoit une production annuelle de 130 000 tonnes, contre 237 000 tonnes en 2022. La CGT estime qu’un niveau plus élevé permettrait de préserver davantage d’emplois.
Fondé en 1825, Arc emploie aujourd’hui 5 700 personnes dans le monde, dont la moitié en France. Le groupe, confronté à des difficultés financières récurrentes depuis plus de vingt ans malgré plusieurs soutiens publics, attend désormais la décision du tribunal, attendue le 10 mars.