L’Oréal a publié des résultats 2025 contrastés : si le chiffre d’affaires progresse légèrement et que la rentabilité opérationnelle reste solide, le bénéfice net recule, pénalisé par les effets de change et surtout par la surtaxe française sur les grandes entreprises. Le groupe affiche ainsi un bénéfice net en baisse de 4,4%, à 6,13 milliards d’euros, tandis que les ventes atteignent 44 milliards d’euros, en hausse de 1,3%.
Le directeur général Nicolas Hieronimus a pointé du doigt le coût direct de cette surtaxe, estimé à environ 250 millions d’euros. Une somme qu’il dit avoir préféré consacrer à la recherche, tout en reconnaissant que le contexte politique français plus stable a, selon lui, un prix. L’année a toutefois été marquée par une stratégie de transformation accélérée, avec plus d’1,5 milliard d’euros injectés dans la technologie, l’informatique et l’intelligence artificielle.
Une “année historique” d’acquisitions pour préparer la suite
L’Oréal met aussi en avant une année 2025 particulièrement active sur le front des acquisitions. Le groupe a multiplié les opérations, notamment dans le luxe et la dermatologie, avec des participations dans Jacquemus et Galderma, la prise de contrôle de Medik8, et surtout le rachat de la division beauté de Kering pour 4 milliards d’euros. Objectif affiché : renforcer ses positions sur des segments jugés plus porteurs et plus premium.
Pour 2026, le patron du groupe se veut prudent mais optimiste, anticipant une poursuite de la dynamique du marché mondial de la beauté. L’Oréal compte notamment sur l’innovation, avec un record historique de 725 brevets déposés en 2025, signe d’une stratégie assumée : protéger davantage ses nouveautés et sécuriser une part croissante de son chiffre d’affaires.