Le parquet de Paris a annoncé ce vendredi 24 janvier 2025 le classement sans suite de l’enquête préliminaire visant le rappeur Lomepal pour viols, estimant que les faits n’avaient pu être « clairement établis » au cours des investigations, selon l’AFP. Trois femmes avaient déposé plainte contre l’artiste, accusant ce dernier de violences sexuelles entre 2017 et 2018.
Placé en garde à vue en février 2024 afin d’être confronté à ses accusatrices, le rappeur de 33 ans a toujours nié les faits, affirmant que les relations étaient consenties. Dans une réaction publiée sur Instagram, Lomepal a exprimé son soulagement tout en dénonçant les réactions à son encontre : « Il y a eu des mois et des mois d’enquête de police (…). Maintenant, il y a ceux qui diront que la justice ne vaut rien et, en face, ceux qui diront que dans tous les cas ce genre d’accusations ne veut plus rien dire. » Avant de conclure : « Merci à ceux qui ont choisi d’attendre une réponse. Elle est là. Je reprends ma vie, à bientôt. »
L’affaire avait éclaté en 2020 avec une première plainte pour viol concernant des faits supposés survenus en 2017 à New York. Deux autres femmes avaient par la suite saisi la justice, l’une en 2023 pour des faits présumés en 2018 en France, l’autre en 2024 pour une agression alléguée en janvier 2017. Malgré le classement de l’enquête, l’avocat d’une des plaignantes, Sacha Ghozlan, a annoncé à l’AFP envisager un nouveau dépôt de plainte avec constitution de partie civile, afin de relancer les investigations et obtenir la désignation d’un juge d’instruction.
L’affaire Lomepal s’inscrit dans un contexte où plusieurs figures du rap français sont mises en cause pour des violences sexuelles. D’après Le Monde, d’autres artistes comme Naps et Moha La Squale ont récemment fait face à des accusations similaires, avec des procédures judiciaires en cours ou ayant abouti à des condamnations.
