Réforme du scrutin PLM : vers une gifle sénatoriale pour Macron et Dati
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La réforme électorale voulue par le camp présidentiel pour modifier les règles du scrutin à Paris, Lyon et Marseille semble vouée à l’échec ce mardi au Sénat. Portée par les macronistes et soutenue avec ferveur par Rachida Dati, future candidate de la droite et du centre à Paris, la proposition de loi divise, indigne et agace, même chez ses soutiens les plus tièdes. À moins d’un an des municipales, l’initiative semble maladroite et perçue comme un tripatouillage électoral de dernière minute.

Un front du refus LR-PS, et des fractures internes

Le texte, déjà adopté à l’Assemblée grâce à une alliance hétéroclite mêlant macronistes, insoumis et RN, se heurte à un mur au Palais du Luxembourg. La droite sénatoriale, emmenée par Gérard Larcher et Mathieu Darnaud, y voit une manœuvre précipitée et inopportune. Bruno Retailleau, en guerre ouverte avec les soutiens de Wauquiez, tire profit de cette séquence pour affirmer sa ligne conservatrice et institutionnelle, contre une réforme jugée déséquilibrée.

Les socialistes s’opposent eux aussi au projet, dénonçant une tentative brouillonne d’uniformisation qui ignore les spécificités locales. Même les élus macronistes peinent à convaincre, faute de relais solides au Sénat. Le gouvernement, fragilisé, se retrouve devant un dilemme : négocier en commission mixte paritaire ou passer en force, au risque d’entamer encore sa crédibilité à l’approche des scrutins de mars 2026.

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