Robert Ménard, le franc-parler qui séduit les Français
Robert Ménard, le franc-parler qui séduit les Français

À neuf mois des élections municipales, Les Républicains envisagent une stratégie audacieuse dans l’Hérault : soutenir Robert Ménard, maire sortant de Béziers, ancien compagnon de route du Rassemblement national mais aujourd’hui sans étiquette. Une alliance qui pourrait illustrer la volonté de LR de bâtir des fronts locaux solides pour barrer la route à la gauche radicale.

Un soutien symbolique contre la gauche mélenchonisée

Bruno Retailleau l’a martelé : l’objectif prioritaire de la droite est d’empêcher l’accession ou le maintien de la « gauche mélenchonisée » dans les grandes villes. Dans cette optique, Robert Ménard, très implanté localement et tenant d’une ligne sécuritaire et identitaire, apparaît comme un allié naturel. L’invitation surprise de Ménard aux universités d’été des Républicains en septembre est un signal politique fort. Le soutien LR à sa candidature en 2026 n’est pas encore officiel, mais cette « option », selon une source haut placée du parti, est sérieusement envisagée.

Élu en 2014 avec l’appui du Rassemblement national, Ménard a depuis cultivé son autonomie. S’il ne revendique plus d’étiquette, il a continué de dialoguer avec la droite gaulliste, notamment en soutenant en 2024 la liste LR conduite par François-Xavier Bellamy aux élections européennes. Un positionnement qui semble porter ses fruits, alors que le parti de droite cherche à incarner une alternative crédible sans céder à la tentation macroniste ni à celle du repli.

À Béziers, Robert Ménard reste extrêmement populaire, et Les Républicains savent qu’ils auraient peu de chances de s’imposer seuls dans cette ville déjà ancrée à droite. Plutôt que de présenter un candidat face à lui, LR pourrait donc faire le choix stratégique de l’union locale.

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