Le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani a appelé mercredi à une réforme de la loi électorale afin d’introduire un système plus proportionnel assorti d’une prime majoritaire, dans un contexte où la coalition au pouvoir cherche à consolider sa majorité avant les élections générales prévues en 2027.
S’exprimant à Rome, Tajani, également chef du parti conservateur Forza Italia, a estimé qu’une telle réforme permettrait de garantir la stabilité politique et la gouvernabilité du pays. Selon lui, l’actuel système électoral ne favorise pas suffisamment des majorités solides, ce qui complique la mise en œuvre de politiques de long terme.
Allié clé de la Première ministre Giorgia Meloni au sein de la coalition de droite, Tajani a souligné que la question de la réforme électorale devait être abordée avant la fin de la législature afin d’éviter toute incertitude institutionnelle à l’approche du scrutin de 2027.
L’idée d’une prime majoritaire, déjà utilisée par le passé en Italie, suscite toutefois des débats récurrents. Ses partisans y voient un moyen d’assurer des gouvernements stables dans un paysage politique fragmenté, tandis que ses détracteurs estiment qu’elle peut fausser la représentation démocratique en accordant un avantage excessif au bloc arrivé en tête.
Cette prise de position intervient alors que la majorité actuelle entend préserver son équilibre interne et prévenir un retour à l’instabilité chronique qui a longtemps caractérisé la vie politique italienne.