L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé vendredi avoir révisé les perspectives de la Pologne de « stables » à « négatives », invoquant les risques croissants pesant sur la trajectoire budgétaire du pays.
Selon l’agence, les déficits se creusent davantage que prévu et Varsovie ne dispose pas de plans crédibles de consolidation budgétaire. Fitch met également en garde contre les divisions politiques susceptibles de retarder des réformes essentielles à l’approche des élections législatives de 2027.
La dette publique devrait désormais progresser plus rapidement qu’anticipé, pour atteindre près de 68 % du produit intérieur brut d’ici 2027. Les premiers vetos du président Karol Nawrocki, notamment sur la fiscalité, reflètent ces tensions au sein de la coalition au pouvoir, compliquant l’adoption de mesures d’austérité.
L’agence souligne que la mise en œuvre de réformes conditionnant le maintien du financement européen sera cruciale pour soutenir la croissance économique. Malgré ces avertissements, le ministre des Finances Andrzej Domanski a assuré sur le réseau X que le gouvernement cherchait à « combiner des finances stables avec des investissements et des dépenses de sécurité nécessaires ».
Cette dégradation place la Pologne sous surveillance accrue des marchés financiers, dans un contexte où l’équilibre entre discipline budgétaire et investissements stratégiques demeure difficile à atteindre.