Le gouvernement maltais a annoncé lundi une série de réductions d’impôts destinées aux parents ayant au moins deux enfants, dans le but de freiner la chute du taux de natalité parmi la population autochtone.
Présentant le budget 2026 devant le Parlement à La Valette, le ministre des Finances Clyde Caruana a qualifié la baisse du nombre de naissances de « plus grand défi national » auquel Malte est confrontée. Selon les dernières données, le taux de fécondité du pays particulièrement faible parmi les Maltais de souche menace à terme la durabilité du système social et du marché du travail.
Le nouveau dispositif prévoit des allègements fiscaux progressifs en fonction du nombre d’enfants, ainsi que des incitations supplémentaires pour les familles nombreuses, notamment sur les crédits immobiliers et les frais de garde. Le gouvernement espère ainsi encourager davantage de couples à avoir des enfants, tout en allégeant la pression financière sur les ménages.
Malte, qui compte environ 540 000 habitants, s’appuie de plus en plus sur l’immigration économique pour compenser le vieillissement de sa population active. Mais le Premier ministre Robert Abela a souligné que la priorité restait de relancer la natalité indigène afin de préserver « l’identité culturelle et linguistique du pays ».
Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à rééquilibrer la croissance démographique, après plusieurs années marquées par une forte dépendance à la main-d’œuvre étrangère et une natalité en déclin constant.