Toulon - un retraité malvoyant porte plainte après avoir été refoulé avec son chien guide @flickr
Toulon - un retraité malvoyant porte plainte après avoir été refoulé avec son chien guide @flickr

À Toulon, un ancien fonctionnaire du ministère de la Défense a porté plainte pour discrimination après s’être vu interdire l’accès à un restaurant parce qu’il était accompagné de son chien guide. L’homme, déficient visuel, se déplace toujours avec Nouméa, son labrador d’assistance. Vendredi, le restaurateur lui a refusé l’entrée en salle au motif que les animaux n’étaient pas admis pour des raisons d’hygiène, ne lui proposant qu’une place en terrasse.

Une loi pourtant claire depuis 2005

Le retraité a rappelé que la loi du 11 février 2005 garantit aux chiens guides d’aveugles l’accès à tous les lieux publics, sans restriction. Le refus d’appliquer cette règle est passible d’une amende pouvant atteindre 450 euros. Ce n’est pas la première fois que Georges est confronté à ce type de situation dans le Var. Il affirme vouloir désormais faire valoir ses droits pour mettre fin à ces pratiques discriminatoires.

Une défense contestée du restaurateur

La direction de l’établissement concerné, Chez le Palestinien, assure ne pas être opposée aux chiens mais évoque un manque d’espace à l’intérieur. Elle se dit prête à accueillir le client et son chien guide, mais uniquement en extérieur. Une justification qui ne convainc pas les associations, rappelant qu’aucune considération pratique ne peut justifier un refus d’accès. Quelques jours plus tôt, à Hyères, une famille de malentendants accompagnée de son chien guide avait connu la même mésaventure. Vingt ans après l’adoption de la loi, ces refus répétés montrent combien son application demeure inégale, laissant les personnes handicapées affronter seules des entraves à leur liberté de déplacement.

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