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Plus de cinquante ans après leur séparation, les Beatles reviennent sur le devant de la scène avec la chanson Now and Then, en lice pour le prix du meilleur enregistrement et celui de la meilleure performance pop aux Grammy Awards. Ce titre, basé sur une démo enregistrée par John Lennon en 1978, a été finalisé grâce à l’intelligence artificielle, qui a permis d’extraire et d’améliorer sa voix. Paul McCartney et Ringo Starr y ont ensuite ajouté leurs instruments et des arrangements vocaux. Si cette prouesse technologique a conquis de nombreux fans, elle a aussi provoqué un vif débat.

L’utilisation de l’intelligence artificielle dans la musique suscite des interrogations, notamment au regard des règles établies par les Grammy Awards. L’Académie précise que seuls les morceaux impliquant des contributions humaines sont éligibles, excluant les titres entièrement générés par des algorithmes. Dans le cas de Now and Then, l’IA a été utilisée pour restaurer une voix existante, sans créer de contenu artificiel. Certains experts considèrent cette technologie comme un outil précieux pour préserver le patrimoine musical, tandis que d’autres redoutent qu’elle ne serve à reproduire des voix d’artistes disparus sans leur accord.

Cette nomination soulève aussi la question de la concurrence entre artistes d’époques différentes. En compétition avec Beyoncé, Kendrick Lamar ou encore Billie Eilish, les Beatles défendent un morceau à la fois ancien et façonné avec des outils modernes. Leur présence dans cette catégorie, plus d’un demi-siècle après leur dernière nomination similaire, interroge sur la place des légendes musicales face aux tendances actuelles. Faut-il faire revivre les œuvres du passé à tout prix, ou laisser l’histoire musicale suivre son cours ? Une réflexion qui ne cesse de diviser le monde de l’industrie musicale.

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