Le musée Grévin accueille enfin une figure emblématique longtemps attendue : Lady Diana. Ce jeudi 20 novembre 2025, la princesse de Galles rejoint la galerie de célébrités de cire du musée parisien, près de trois décennies après sa mort tragique à Paris. Une décision mûrement réfléchie, qui s’accompagne d’une mise en scène symbolique.
Un choix longtemps différé pour des raisons éthiques
Alors que des musées de cire du monde entier – de Londres à New York en passant par Bangkok – exposaient déjà des statues de la princesse Diana depuis les années 1980, le musée Grévin avait jusqu’à présent fait le choix de ne pas lui consacrer de sculpture. Comme l’a expliqué la direction au HuffPost, ce refus était lié à un positionnement éthique : ne pas céder à la tentation d’une récupération jugée prématurée ou déplacée dans les années qui ont suivi son décès, en 1997.
Mais en 2025, plusieurs éléments ont conduit à un changement de cap. Lors d’un voyage à Londres, le directeur général du musée, Yves Delhommeau, a été frappé par la mise en retrait de la statue de Diana au musée Madame Tussauds. L’idée de lui offrir à Paris un espace plus digne s’est alors imposée. Par ailleurs, la sortie du livre Mademoiselle Spencer de Christine Orban, membre de l’Académie Grévin, a ravivé l’intérêt autour de la figure de Lady Di et a encouragé le projet.
Une entrée sous le signe de l’élégance et de la symbolique
La statue, signée du sculpteur Laurent Mallamaci, représente Lady Diana dans sa célèbre “Revenge Dress”, robe noire signée Christina Stambolian, portée lors d’un gala à la Serpentine Gallery de Londres en 1994. Ce choix vestimentaire n’est pas anodin : cette tenue est devenue un symbole d’émancipation après les révélations publiques du prince Charles sur son infidélité, diffusées la veille dans une interview. Depuis, la robe est entrée dans la culture populaire comme une icône de résilience et de reconquête.
Installée dans l’espace mode du musée, sous la coupole, la statue de Lady Di prend place aux côtés de figures telles que Jean Paul Gaultier, Marie-Antoinette ou encore Lena Situations. Si la tenue et les accessoires (dont un imposant collier de perles) rendent hommage à l’élégance intemporelle de la princesse, le visage en cire divise quelque peu. Certains visiteurs pourraient rester sur leur faim face à une ressemblance jugée imparfaite. Mais au-delà de la fidélité des traits, c’est l’hommage global à une figure restée dans les cœurs du public qui prévaut.