HONG KONG – Des pluies diluviennes ont provoqué jeudi de violents glissements de terrain dans la province montagneuse du Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, entraînant la mort d’au moins quatre personnes et la disparition de dix-sept autres, selon les autorités chinoises. Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions difficiles, avec la mobilisation de plus de 400 secouristes, dont des militaires.
Les victimes ont été recensées dans le canton de Changshi et le village voisin de Qingyang, selon la télévision publique CCTV. À Qingyang, 19 personnes appartenant à huit foyers différents ont été piégées par un glissement de terrain soudain, qui a balayé des habitations. Deux d’entre elles ont été retrouvées mortes, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les autres.
Face à l’ampleur de la catastrophe, les autorités ont déclenché une alerte de niveau 3, le troisième degré sur une échelle d’urgence à quatre niveaux, couvrant également les provinces limitrophes du Hunan et du Jiangxi. La région reste placée sous haute surveillance en raison des risques accrus de catastrophes géologiques et d’inondations en montagne.
Ces inondations surviennent alors que la Chine connaît des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus fréquents. Selon les autorités, le pays est particulièrement exposé aux effets du changement climatique en raison de sa densité de population et de la vulnérabilité de certaines régions à la géographie accidentée. Le Guizhou, caractérisé par ses montagnes et ses sols instables, est particulièrement sujet à ce type de catastrophes naturelles.
La semaine dernière, des pluies similaires ont frappé la province du Guangdong et la région autonome du Guangxi, causant la mort de sept personnes et plusieurs disparitions. Ces événements s’inscrivent dans une série de catastrophes climatiques qui touchent régulièrement le sud du pays, affectant des millions de résidents et mettant les infrastructures de secours à rude épreuve.
Les données du service météorologique chinois indiquent que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en Chine depuis le début des relevés comparables il y a plus de soixante ans. Ce record constitue la deuxième année consécutive de chaleur extrême, illustrant l’urgence croissante à renforcer la résilience climatique des régions les plus exposées.