Les services météorologiques chinois ont annoncé mardi que le nord de la Chine traverse sa plus longue saison des pluies depuis le début des relevés en 1961, tandis que l’ensemble du pays a connu son été le plus chaud jamais enregistré.
Selon les données officielles, les précipitations se sont prolongées bien au-delà des moyennes saisonnières, provoquant inondations, glissements de terrain et perturbations agricoles dans plusieurs provinces. Cette pluviométrie exceptionnelle s’ajoute à des températures record qui ont touché une grande partie du territoire durant l’été 2025.
Ces phénomènes climatiques extrêmes accentuent les difficultés pour les autorités chinoises, confrontées à la fois à la protection des populations, aux pertes agricoles et aux impacts sur les infrastructures. Les experts soulignent que l’intensification de ces événements est en grande partie liée au changement climatique, qui accroît la variabilité et la gravité des aléas météorologiques.
Le gouvernement, qui fait déjà face à un ralentissement économique, est contraint de renforcer ses politiques de prévention et d’adaptation. Pékin a multiplié les investissements dans les systèmes d’alerte précoce, les digues et la gestion des ressources en eau, mais les défis demeurent considérables face à la fréquence croissante des catastrophes climatiques.
La situation actuelle illustre l’ampleur des enjeux environnementaux et sociaux auxquels la Chine est confrontée, et souligne l’urgence pour les décideurs d’intégrer pleinement la résilience climatique dans leurs priorités nationales.