Le musée d’Orsay entre dans une nouvelle phase de son histoire. À partir du 10 mars 2026 et jusqu’à l’été 2028, l’institution parisienne lance un vaste chantier de rénovation de ses accès et de ses espaces d’accueil. L’objectif n’est pas de fermer le site, mais de le transformer en profondeur tout en maintenant l’ouverture des collections, des expositions temporaires et de la programmation culturelle.
Un chantier pour restaurer et mieux accueillir
Quarante ans après l’ouverture du musée dans l’ancienne gare d’Orsay, une intervention de grande ampleur était devenue nécessaire. Le projet, piloté par l’architecte en chef des monuments historiques Marie-Suzanne de Ponthaud, doit d’abord traiter les problèmes d’étanchéité du parvis, dont la dégradation provoque des infiltrations jusque dans la gare RER située en dessous et dans certains espaces du musée, selon l’établissement.
La grande marquise en verre et métal, classée monument historique, sera elle aussi restaurée afin d’améliorer à la fois sa mise en valeur architecturale et ses performances énergétiques. Dans une présentation du chantier, Marie-Suzanne de Ponthaud explique que la restauration doit permettre de retrouver « la légèreté et l’élégance » de la marquise de 1900 tout en améliorant les conditions d’accueil du public. Le musée prévoit également de remettre en état l’œuvre polychrome de Guy de Rougemont sur le parvis, ainsi que plusieurs statues monumentales déposées pendant les travaux puis réinstallées à l’issue du chantier.
Des accès modifiés jusqu’en 2028
Si le musée reste ouvert, le parcours des visiteurs sera fortement modifié pendant toute la durée des travaux. L’établissement veut désormais dissocier clairement les flux d’entrée et de sortie afin de fluidifier l’accueil de ses 3,7 millions de visiteurs annuels, selon ses propres chiffres. La surface consacrée à l’entrée doit ainsi passer d’environ 600 à plus de 1 100 m², tandis qu’une sortie dédiée sera aménagée côté Seine.
Pendant le chantier, une entrée temporaire sera mise en place pour les visiteurs déjà munis de billets horodatés, avec un accès côté quai Valéry-Giscard-d’Estaing ou côté Seine selon les dispositifs annoncés par le musée. La réservation en ligne est donc vivement conseillée. Le réaménagement intérieur concernera aussi les caisses, les vestiaires, les contrôles de sûreté et la librairie-boutique, déplacée dans le hall Montherlant.
Le coût total de l’opération s’élève à 30 millions d’euros, dont 20 millions pris en charge par Louis Vuitton en tant que mécène exclusif. Derrière ce chantier mené en site occupé, le musée affiche une ligne simple : ne pas accueillir davantage, mais accueillir mieux.