C’est une page qui se tourne, temporairement, pour l’un des lieux emblématiques de la mode parisienne. Depuis le 5 mai 2025, le musée Yves Saint Laurent, situé avenue Marceau dans l’ancienne maison de couture du créateur, a fermé ses portes pour entamer d’importants travaux de rénovation. Une pause qui durera plus de deux ans, avant une réouverture prévue à l’automne 2027.
Une transformation nécessaire pour une institution historique
Après sept années d’activité intense, plus de 2000 pièces exposées et près d’un million de visiteurs, le musée s’offre une nouvelle jeunesse. Ce lieu, devenu en quelques années une référence incontournable dans le paysage culturel parisien, avait notamment séduit avec son ultime exposition, Les Fleurs d’Yves Saint Laurent, qui s’est achevée le 4 mai dernier.
Les travaux visent à moderniser en profondeur les installations tout en préservant l’identité du lieu. Confiée à l’agence new-yorkaise Selldorf Architects, en collaboration avec le Studio la Boétie à Paris, cette transformation prévoit notamment de doubler la surface accessible au public. L’aménagement permettra un meilleur accès à des espaces emblématiques, comme le bureau de Pierre Bergé ou le mythique studio de création d’Yves Saint Laurent.
Un centre de documentation pour l’après-2027
Autre ambition majeure : la création d’un Centre de documentation et de recherche dédié à la vie et à l’œuvre du couturier. Ce futur espace de référence accueillera chercheurs, étudiants et passionnés, en leur donnant accès à des archives inédites rassemblées depuis des années par la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent.
Les conditions de conservation des pièces de collection seront également renforcées, grâce à l’externalisation partielle des réserves, garantissant ainsi la pérennité de ce patrimoine unique.
Une programmation « hors les murs »
Malgré la fermeture physique du musée, la programmation se poursuivra à travers des événements extérieurs. Dès le 7 juillet 2025, les amateurs pourront découvrir l’exposition Yves Saint Laurent et la photographie aux Rencontres d’Arles. Sous le commissariat de Simon Baker, elle mettra en lumière les liens étroits entre le créateur et des photographes majeurs du XXe siècle comme Irving Penn, Richard Avedon ou William Klein.
L’exposition, pensée en deux temps, mêlera portraits iconiques et objets d’archives, soulignant le rôle central de l’image dans l’univers du couturier.