Par notre envoyée spéciale à Mayotte Jessica Pierné.
Longues plages de sable blanc, littoral à couper le souffle, sanctuaire pour les baleines à bosse qui viennent se reproduire et mettre bas, Mayotte est un petit paradis pour les voyageurs en quête d’écotourisme au parfum d’aventure. L’air est iodé, moite, parfumé d’odeurs de corail. Le soir, dans le ciel, la constellation de la Croix du Sud apparaît. À 10 000 kilomètres de Paris, le 101e département français apparaît comme un diamant brut. Bordé par l’un des plus grands lagons du monde dont la profondeur atteint par endroit 90 mètres, cet archipel de l’océan Indien abrite des îlots, des forêts, des mangroves et des lémuriens au pelage brun. Dans ce décor exotique, marqué par l’histoire du monde maritime de l’océan Indien, on découvre un monde à part teinté d’exotisme. Bienvenue à la découverte de Mayotte…

Des plages paradisiaques
Condensé des plus beaux paysages du monde, la route qui relie Mamoudzou à la pointe de Kani Keli révèle une incroyable diversité naturelle. Pour beaucoup, cette partie de l’île est synonyme de plages paradisiaques. Pour d’autres, le Sud est assimilé aux makis de Mayotte qui évoluent dans la végétation luxuriante.


Observer les tortues marines
Les tortues marines à la magnifique et graphique carapace se nourrissent de Thalassia testudinum, une plante qui fleurit sous l’eau pour se reproduire. Sur la plage de N’Gouja, près de 200 individus ont été recensés. Certaines tortues viennent de Madagascar et des côtes africaines pour pondre sur cette plage qui est protégée. À la nuit tombée, il est possible de les observer avec un biologiste marin de l’association Oulanga Na Nyamba pour assister à la ponte sans les déranger.

Le plus grand lagon de l’océan indien
Mayotte, c’est un archipel en vert et bleu, riche d’un exceptionnel patrimoine écologique et zoologique avec un lagon de 1100km2 et d’une double barrière de corail. Après quelques minutes de navigation, notre Zodiac s’approche doucement, et suit à distance raisonnable une somptueuse baleine à bosse. Ces animaux d’un autre âge impressionnent par leur mouvement lent et gracieux, un spectacle qui peut durer plusieurs dizaines de minutes ; puis sans transition, ces divines créatures s’éloignent… Pour ce safari en mer d’une demi-journée, Mayotte Découverte est l’agence de référence. Installé depuis 20 ans à Mamoudzou, Yannick Stephan propose des excursions qui vous permettront peut-être de réaliser un rêve d’enfant…



L’Île des sensations
Survol en ULM au-dessus du lagon. À 1000 mètres d’altitude, la vue est imprenable sur la barrière de corail, le sud de Grande Terre et l’îlot de Bandrélé. Alain, un pilote chevronné, vous fait décoller sur la piste verdoyante de Pamandzi. L’expérience est unique, car elle permet de survoler le point culminant du mont Choungui qui est l’un des plus hauts sommets de Mayotte. L’atterrissage se fait en douceur avec parfois un troupeau de moutons en bout de piste.




Les makis de Mayotte
Animal emblématique de Mayotte, le maki est aussi présent dans le nord-ouest de Madagascar et dans les autres îles de l’archipel des Comores. Selon les historiens, ils y auraient été importés par l’homme depuis l’île Rouge pour servir de nourriture. Une légende raconte qu’il s’agirait d’un homme transformé en animal par la colère de Dieu. Ces lémuriens sont des primates endémiques qui seraient entre 10 000 et 30 000 à vivre sur l’île. Ils se nourrissent essentiellement de fruits et de fleurs. Ces petits acrobates sont aujourd’hui en danger, car leur habitat se réduit. 300 hectares de forêts disparaissent chaque année pour laisse place à des habitations ou des champs agricoles. Selon Laurent Tarnaud, primatologue associé au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, le maki est menacé de disparition. Entre 1974 et 2020, sa population aurait chuté de 43%. Si aucune action particulière n’est entreprise sur l’île pour protéger ces animaux, l’État lutte en revanche contre la déforestation qui a beaucoup de conséquences sur l’écologie du territoire.



Les femmes mahoraises dans l’histoire
Les femmes mahoraises ont une place très importante à Mayotte. Les débuts de la colonisation française de l’île datent de 1841, lorsque Mayotte fût vendue à la France par le sultan Adriant Souli. La colonisation se poursuit en 1946 quand l’archipel des Comores dans son entier devient département d’outre-mer. Progressivement, des tensions vont naître entre les îles et des femmes mahoraises vont constituer le «commando des chatouilleuses.» Véritable symbole dans les années 1960 et 1970, ces femmes ont lutté pour pour que Mayotte reste libre et française. En 2011, l’île est devenue le 101e département français.

Un îlot de sable blanc
Nous embarquons pour une traversée de 30 minutes à bord d’un gros zodiac pour rejoindre un îlot vierge. L’arrivée est tout simplement spectaculaire. L’escale permet de nager avec des poissons colorés et de trinquer les pieds dans le sable en dégustant un délicieux ceviche face à la pointe de Saziley. Moment magique garanti !


Explorer la mangrove
Cet éden tropical renferme une mangrove qui s’explore en kayak ou en pirogue avec un guide. Entre terre et mer, on guette le Foudi de Madagascar et des espèces endémiques comme le Souimanga et le Moucherolle de Mayotte. La végétation est composée de palétuviers : des arbres et arbustes capables de s’adapter à une vie dans un mélange d’eau douce et d’eau de mer. Ce rempart contre l’érosion du littoral permet également de contribuer au réchauffement climatique.



CARNET DE ROUTE :
Y ALLER :
Vols directs Paris-Dzaouzi à partir de 890 euros A/R par personne avec Air Austral
www.air-austral.com
OÙ DORMIR ?
Le Jardin Maoré, chambre avec terrasse à partir de 160€ la nuit
https://hotel-jardin-maore.com
SAFARI BALEINES :
https://mayottedecouverte.fr