Des responsables américains, ukrainiens et européens se sont réunis à Genève pour examiner la proposition de Donald Trump visant à mettre fin à la guerre en Ukraine, alors que l’échéance fixée par le président américain approche. Selon plusieurs sources, ces pourparlers interviennent dans un contexte de forte pression exercée sur Kyiv pour accepter un accord qui impliquerait des concessions majeures.
Le plan soutenu par Washington prévoit notamment que l’Ukraine cède une partie de son territoire, réduise significativement sa capacité militaire et renonce à ses ambitions d’adhésion à l’OTAN. Des conditions que les dirigeants ukrainiens ont toujours rejetées publiquement, estimant qu’elles reviendraient à valider l’agression russe.
Les dirigeants européens cherchent désormais à obtenir un accord plus favorable pour Kyiv d’ici la date butoir fixée à jeudi par Trump. Plusieurs capitales européennes tentent de coordonner leurs positions afin d’éviter que l’Ukraine ne soit contrainte d’accepter un compromis jugé trop désavantageux, tout en maintenant le dialogue avec Washington.
L’invasion à grande échelle lancée par la Russie est désormais entrée dans sa quatrième année, et les combats continuent de causer des pertes humaines importantes. Les discussions de Genève interviennent alors que les offensives russes se poursuivent sur plusieurs fronts et que la situation militaire reste particulièrement difficile pour Kyiv.
Pour les partenaires occidentaux de l’Ukraine, l’objectif est d’éviter qu’une paix imposée ne crée un précédent dangereux, tout en cherchant une issue diplomatique viable. Les consultations devraient se poursuivre dans les prochains jours, sans certitude qu’un terrain d’entente puisse être trouvé avant la date limite imposée par la Maison-Blanche.