À Valence, l’élection n’aura pas seulement laissé des affiches sur les panneaux. Elle atterrit aussi au tribunal administratif. Une liste de gauche, la « Gauche écologiste et populaire » menée par Stéphane Magnin, a déposé un recours après le premier tour des municipales, remporté largement par le maire sortant de droite Nicolas Daragon, réélu dimanche avec 58,12% des suffrages.
Derrière, l’union à gauche de Paul Christophle plafonne à 17,82% et Stéphane Magnin termine troisième avec 12,01%. Le scrutin était net dans les urnes, il l’est moins dans le récit que chacun en fait depuis.
Des mails tardifs, une profession de foi contestée, des bulletins mal placés
Stéphane Magnin dit avoir relevé plusieurs irrégularités pendant la campagne et le jour du vote. Dans un communiqué, il pointe des courriels de propagande qui auraient été envoyés après la clôture légale, puis conteste des affirmations figurant dans la profession de foi du maire sortant, notamment l’idée qu’il prévoyait une hausse des impôts locaux, ce qu’il dément.
Il signale aussi des bulletins qui auraient été mal positionnés dans certains bureaux, au point, selon lui, de nuire à la « visibilité égale des listes ». Reste maintenant le temps judiciaire, plus lent et plus froid que celui des meetings: le tribunal administratif devra d’abord juger le recours recevable, puis mesurer si les faits dénoncés ont pu peser sur la régularité du scrutin, dans une ville où la page électorale semblait pourtant déjà tournée.
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