À partir du 1er février, près de 20 millions de foyers français verront évoluer leur facture d’électricité. Une évolution discrète mais significative, notamment pour ceux qui bénéficient des heures creuses. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a validé une révision du Tarif Bleu EDF qui favorise les usages décalés dans le temps et continue de réduire la place de l’option Base.
La baisse moyenne du tarif s’élève à 0,83 % TTC, soit environ 9 euros d’économie annuelle pour un foyer moyen consommant 4,5 MWh. Cette diminution est accentuée pour les usagers capables de consommer durant les heures creuses, où le prix du kilowattheure chute de 3,45 %. En revanche, le tarif de l’abonnement grimpe légèrement, réduisant le bénéfice pour les petits consommateurs. Le message est clair : ceux qui adaptent leurs usages au rythme du réseau en tireront le meilleur parti.
Des écarts qui se creusent entre les profils
Pour un appartement tout électrique de 2 personnes avec 8 000 kWh/an en HP/HC, la facture passe de 141 à 139 euros par mois. Si l’eau chaude et la cuisson sont au gaz, elle tombe à 114 euros, contre 116 précédemment. En option Base avec un profil tout gaz à 2 600 kWh/an, la mensualité reste stable à 58 euros.
Côté maisons, un foyer de 4 personnes consommant 14 000 kWh/an en HP/HC voit sa facture baisser de 240 à 236 euros par mois. Si l’eau chaude et la cuisson sont assurées au gaz, pour 11 900 kWh/an, elle descend à 204 euros. Un logement tout gaz équipé en 6 kVA Base à 3 400 kWh/an atteint 67 euros, soit une légère baisse d’un euro.
Mais derrière ces chiffres, un basculement s’opère. L’option Base est en voie d’extinction
Depuis 2025, elle n’est plus disponible pour les nouveaux contrats à partir de 9 kVA. Dès février 2026, cette restriction s’étend aux zones non interconnectées. Pour les puissances égales ou supérieures à 18 kVA, une bascule automatique vers l’option Heures Pleines/Heures Creuses est prévue en 2027.
Les offres Tempo et EJP, longtemps attractives, deviennent quant à elles plus risquées. Les jours rouges, coûteux, nécessitent une gestion rigoureuse. À l’inverse, les consommateurs capables de planifier leurs usages – chauffage, eau chaude, appareils électroménagers – pendant les heures creuses en sortiront gagnants. Le signal envoyé par la CRE est net : optimiser sa consommation en fonction des heures devient la nouvelle norme.