À partir de ce lundi 7 avril, les agents de collecte de Saint-Étienne Métropole cessent le travail. Une grève à durée indéterminée, initiée par la CGT, qui promet des conséquences visibles : les poubelles pourraient rapidement s’accumuler dans les rues, alors que les négociations sont dans l’impasse.
Les dernières discussions ont tourné court. La CGT accuse la direction d’un « manque d’écoute » et dénonce un mépris persistant à l’égard des personnels. À la colère initiale sur les conditions de travail et de sécurité, sont venues s’ajouter des revendications sur les primes et la mutuelle. Un cocktail explosif. Le syndicat n’exclut pas de prolonger la grève au-delà du 21 avril. Depuis juillet 2023, les collectes hebdomadaires ont été réduites de trois à deux passages. Résultat : des tournées surchargées, une répartition chaotique des déchets, et une insalubrité croissante.
Dialogue bloqué, déchets en embuscade
« La situation s’est nettement détériorée », prévient la CGT, qui accuse également les nouvelles règles d’accès aux déchetteries d’avoir fait surgir des détritus dangereux dans les bacs. Face à la fronde, les élus de la Métropole disent « regretter » la grève mais assurent vouloir étudier les problèmes « point par point ». Une promesse qui ne suffit pas à calmer les agents. Leur message est clair : ils ne reprendront pas sans avancées concrètes. Dans les rues de Saint-Étienne et des communes voisines, la tension risque donc de s’accumuler… avec les sacs-poubelles.