L’humoriste Mustapha El Atrassi est au cœur d’une vive polémique après avoir tenu des propos jugés racistes envers les personnes blanches lors d’un de ses spectacles. Dans une séquence diffusée sur ses propres réseaux sociaux, il a utilisé le terme péjoratif « gwers » pour désigner les Blancs et a incité les Marocains et les Algériens à « insulter les Blancs » .
Face à ces déclarations, Marion Maréchal, députée européenne et présidente du parti Identité-Libertés, ainsi que Thibaut Monnier, député apparenté au Rassemblement national, ont annoncé avoir saisi le procureur de la République pour incitation à la haine raciale. Ils estiment que ces propos dépassent les limites de la liberté d’expression et constituent une offense grave envers une partie de la population.
Marion Maréchal a récemment déclaré que le racisme anti-blanc est souvent « invisibilisé » dans le débat public et qu’il est temps de briser ce tabou . Elle a également co-organisé une conférence intitulée « Racisme anti-blanc : une vérité interdite » pour sensibiliser l’opinion sur ce phénomène.
Thibaut Monnier, quant à lui, a exprimé son soutien à cette initiative, soulignant l’importance de lutter contre toutes les formes de racisme, quelles qu’elles soient. Il a rappelé que la justice doit être impartiale et traiter équitablement tous les cas d’incitation à la haine.
Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d’expression dans le domaine de l’humour et sur la reconnaissance du racisme anti-blanc en France. Les autorités judiciaires devront déterminer si les propos de Mustapha El Atrassi relèvent de la liberté artistique ou s’ils constituent une infraction pénale.
Pour l’heure, l’humoriste n’a pas réagi publiquement à cette controverse…