Hier jeudi 6 novembre, les retraités ont battu le pavé dans une grande partie du pays pour protester contre les mesures d’économie inscrites dans les projets de budgets de l’État et de la Sécurité sociale. À l’appel de plusieurs organisations syndicales : CGT, CFTC, CFE-CGC, Solidaires, FSU et plusieurs associations de retraités, près de 80 rassemblements ont eu lieu, de Paris à Brest, en passant par Lyon, Niort ou Nantes. Les manifestants dénoncent un ensemble de dispositions qu’ils estiment pénalisantes : suppression de l’abattement fiscal de 10 %, doublement des franchises médicales et gel annoncé des pensions. Dans les cortèges, la colère se mêlait à l’inquiétude. Beaucoup craignent une dégradation durable de leur pouvoir d’achat.
Des concessions mais des mobilisations à venir
Face à la pression, le Premier ministre Sébastien Lecornu a esquissé un geste le 31 octobre dernier, en se disant prêt à renoncer au gel des pensions. Mais les syndicats restent méfiants et exigent des garanties concrètes, estimant que la politique budgétaire actuelle « sacrifie une génération au nom de la rigueur ». Les organisations syndicales préviennent que cette journée d’action n’est qu’une première étape. D’autres mobilisations sont déjà envisagées si le gouvernement maintient ses coupes dans les budgets sociaux. Dans les cortèges, une même phrase résonnait : « Nous avons travaillé toute notre vie, nous voulons vivre dignement. » Un message clair adressé au Premier ministre et à son gouvernement.