Bilingual sign | Panneau bilingue
Panneau bilingue français et breton indiquant le centre-ville de Vannes

Selon une étude récente de l’institut TMO, le nombre de locuteurs de breton a été divisé par deux depuis 2018. Seules 107 000 personnes déclarent encore parler la langue, contre 214 000 il y a six ans. Un recul inquiétant, principalement dû au vieillissement des locuteurs natifs.

Un déclin attendu mais un rajeunissement notable

En 2018, 79 % des bretonnants avaient plus de 60 ans. La disparition progressive de cette génération explique en grande partie cette chute brutale. Pourtant, l’étude montre aussi un léger rajeunissement des locuteurs : leur âge moyen est passé de 70 à 58,5 ans. La part des 25-39 ans parlant breton a même triplé, bien que restant faible.

L’enseignement bilingue comme espoir

Pour tenter d’endiguer cette baisse, la région Bretagne mise sur l’éducation. Actuellement, environ 20 000 élèves sont scolarisés en filière bilingue ou en immersion dans les écoles Diwan. Le plan régional 2024-2027 prévoit un investissement de 13 millions d’euros pour développer cet apprentissage et renforcer la présence du breton dans la vie publique et numérique.

Un recul moins marqué pour le gallo

Autre langue régionale, le gallo connaît lui aussi une baisse, mais plus modérée. Environ 132 000 personnes le parlent encore, contre 191 000 en 2018. Son âge moyen est passé de 60 à 56,5 ans, signe d’une transmission encore active, bien que fragile.

Un enjeu culturel et identitaire

Face à cette situation, la région Bretagne insiste sur l’importance de préserver ces langues, considérées comme un patrimoine culturel. Si des efforts sont faits, la revitalisation du breton et du gallo dépendra de leur adoption par les nouvelles générations et de leur présence dans la vie quotidienne.

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