L’influenceur algérien Imad Ould Brahim, alias « Imad Tintin », comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Grenoble pour « provocation directe à un acte de terrorisme ». Arrêté le 3 janvier à Échirolles, il est accusé d’avoir diffusé sur TikTok une vidéo appelant à « brûler vif, tuer et violer sur le sol français », une publication rapidement retirée après avoir été signalée.
Ce procès s’inscrit dans un contexte plus large de répression des contenus haineux diffusés par des influenceurs algériens en France. Fin février, un autre influenceur, Zazou Youssef, a été condamné à 18 mois de prison ferme pour des appels similaires à la violence. De son côté, Boualem Naman, expulsé vers l’Algérie avant d’être renvoyé en France, attend son jugement prévu jeudi à Montpellier.
La défense d’Imad Tintin conteste la traduction des propos incriminés, estimant que le message aurait été déformé. Son avocat, Me Alexandre Rouvier, affirme que son client « n’a pas été écouté jusque-là » et qu’il espère pouvoir s’expliquer devant la justice. Toutefois, le tribunal devra trancher sur la portée réelle des propos de l’influenceur, qui encourt jusqu’à sept ans d’emprisonnement et une expulsion du territoire.