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Dans quelques semaines, les cérémonies funéraires en France seront soumises à une nouvelle taxe sur la musique diffusée lors des obsèques. Un forfait de 3,33 euros par service sera désormais dû à la Sacem, générant près de 800 000 euros de recettes annuelles. Une mesure qui fait débat entre protection des droits d’auteur et respect du deuil.

La Sacem justifie cette décision par la nécessité de rémunérer les artistes et ayants droit, rappelant que toute diffusion publique de musique est soumise à redevance. Un argument qui s’inscrit dans la continuité des taxes déjà appliquées aux commerces, salons de coiffure ou restaurants.

Mais du côté des professionnels du funéraire, la pilule a du mal à passer. Ils dénoncent une taxe injuste, qui alourdit encore le coût des obsèques et pourrait décourager certaines familles de diffuser des musiques d’adieu. Au-delà de l’aspect financier, c’est la symbolique qui choque : doit-on vraiment taxer un dernier hommage musical ?

Entre respect des droits d’auteur et considérations éthiques, la mesure divise. Reste à voir si des aménagements seront envisagés pour alléger cette contrainte sur un moment déjà difficile.

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