Screenshot
Screenshot

Un scandale dentaire d’ampleur nationale continue de faire des vagues. Ce lundi 3 mars, près de 1 500 victimes se sont réunies devant le ministère de la Justice pour déposer une plainte collective contre leur ancien centre dentaire low cost. Baptisés les « sans dents », ces patients dénoncent des soins catastrophiques, parfois inexistants, et un parcours judiciaire qui piétine depuis près de neuf ans.

Les témoignages sont accablants. Certains patients se sont vu enlever toutes leurs dents en une seule journée, d’autres se retrouvent avec des traitements inachevés, les laissant dans une situation de détresse médicale et financière. « Je suis rentré avec 24 dents, je suis ressorti avec zéro », confie l’un d’eux.

À l’origine du scandale, les centres Dentexia, fondés en 2011, qui promettaient des soins dentaires de qualité à des prix imbattables. Mais derrière cette promesse, un modèle économique défaillant et une gestion opaque ont conduit l’enseigne à la liquidation judiciaire en 2016, laissant derrière elle une ardoise de 22 millions d’euros de dettes et plus de 3 000 victimes.

Une enquête a été ouverte pour escroquerie en bande organisée et violences suivies de mutilation. Pascal Steichen, fondateur de Dentexia, a été mis en examen, mais le processus judiciaire traîne en longueur. « S’il n’y avait pas eu liquidation et que l’activité avait été reprise, il n’y aurait pas eu 3 000 victimes », plaide son avocat, Me Rudyard Bessis.

Les plaignants espèrent désormais que cette action collective fera avancer la procédure et permettra enfin d’obtenir réparation après des années de souffrance et d’attente.

Partager