Cannes : une lycéenne mise en examen pour tentative d’assassinat après une agression au couteau au lycée Carnot — Cannes : une lycéenne mise en examen pour tentative d’assassinat après une agression au couteau au lycée Carnot
Cannes : une lycéenne mise en examen pour tentative d’assassinat après une agression au couteau au lycée Carnot

L’agression survenue jeudi 5 février 2026 à l’arrière du lycée Carnot de Cannes a franchi un nouveau cap judiciaire. L’adolescente interpellée après avoir grièvement blessé un autre élève a été mise en examen pour tentative d’assassinat et placée sous contrôle judiciaire. Cette qualification, particulièrement lourde, reflète la gravité des faits reprochés et l’analyse menée par l’autorité judiciaire à l’issue de sa présentation devant un juge d’instruction.

Les faits se sont déroulés en fin de journée à proximité immédiate de l’établissement scolaire. À l’issue d’un différend avec son ex compagnon, également scolarisé au lycée, la jeune fille âgée de 15 ans a porté plusieurs coups de couteau à la victime. L’intervention rapide des secours a permis la prise en charge du lycéen, transporté à l’hôpital. Son pronostic vital n’a pas été engagé, même si son incapacité totale de travail a été évaluée à dix jours.

Interpellée peu après les faits à son domicile, l’adolescente a été placée en garde à vue avant d’être déférée le samedi 7 février devant la justice. Le parquet de Grasse a confirmé sa mise en examen pour tentative d’assassinat, une infraction qui suppose l’existence d’une intention homicide. Le ministère public avait requis son placement en détention provisoire, mais cette demande n’a pas été suivie par le juge des libertés et de la détention.

Un contrôle judiciaire strict et une prise en charge médicale

La jeune mise en cause a été placée sous contrôle judiciaire assorti de plusieurs obligations et interdictions. Il lui est notamment interdit d’entrer en contact avec la victime et les témoins, de se rendre au domicile de celle-ci et de paraître au sein du lycée Carnot de Cannes. Elle n’est également pas autorisée à porter ou détenir une arme, quelle qu’en soit la nature. Ces mesures visent à prévenir toute réitération et à garantir la sérénité de l’enquête en cours.

Dans le cadre de cette décision, la justice a également ordonné que l’adolescente soit hébergée chez un membre de sa famille, hors du département des Alpes-Maritimes. Cette mesure d’éloignement géographique s’inscrit dans une logique de protection des parties concernées et de rupture avec le contexte immédiat des faits.

Une expertise psychiatrique a été réalisée à la demande des autorités judiciaires. Elle a mis en évidence l’existence d’un état dépressif d’intensité légère et une altération du discernement au moment des faits. Ces éléments ont conduit à l’instauration d’une obligation de soins dans le cadre du contrôle judiciaire. L’objectif est d’assurer un suivi médical adapté, sans préjuger à ce stade de la responsabilité pénale définitive de l’adolescente, qui sera appréciée au cours de l’instruction.

La victime, toujours hospitalisée après l’agression, est désormais hors de danger. Les services judiciaires ont rappelé que l’enquête se poursuivait afin d’établir précisément le déroulement des faits, le contexte relationnel entre les deux adolescents et les circonstances ayant conduit à cette violence. Les investigations porteront également sur les images ayant circulé sur les réseaux sociaux dans les heures suivant l’agression, susceptibles d’éclairer la chronologie.

Cette affaire, survenue dans un établissement scolaire de Cannes, relance les interrogations sur la prévention des violences entre mineurs et sur la prise en charge des situations de rupture conflictuelle à l’adolescence. Pour l’heure, la procédure judiciaire suit son cours sous l’autorité du juge d’instruction, chargé de déterminer les responsabilités pénales et les suites à donner à ce dossier particulièrement sensible.

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