Beauval s’apprête à accueillir les dauphins de Planète Sauvage et du Marineland dans une structure inédite
Beauval s’apprête à accueillir les dauphins de Planète Sauvage et du Marineland dans une structure inédite

Le ZooParc de Beauval a confirmé ce jeudi qu’il accueillera les onze dauphins du parc Planète Sauvage, près de Nantes, dont le delphinarium cessera définitivement ses activités. Le site pourrait aussi recevoir les douze dauphins du Marineland d’Antibes, actuellement en difficulté. L’ouverture de ce centre unique, prévue pour mars 2027, marque une nouvelle étape dans la gestion des mammifères marins en France, à la veille de l’interdiction des spectacles de cétacés prévue par la loi de 2021. Selon le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, le projet vise à « offrir une solution responsable, durable et utile » pour garantir le bien-être des animaux. Il a assuré que les dauphins y seraient « mieux soignés et mieux traités », tout en rappelant que leur transfert nécessite encore un accord avec le Marineland, propriétaire des mammifères.

Une structure inédite de deux hectares et demi

Le directeur général du ZooParc, Rodolphe Delord, a présenté une installation « démentielle, jamais construite dans le monde ». Elle s’étendra sur deux hectares et demi et comportera sept bassins, dont trois vastes lagons dotés de courants marins, de vagues artificielles et d’îlots. Le site deviendra un centre de recherche et de sauvegarde consacré aux cétacés, mêlant études scientifiques et suivi vétérinaire permanent. Ce projet à 25 millions d’euros sera entièrement financé par le ZooParc, qui a accueilli plus de deux millions de visiteurs en 2023. Les travaux débuteront début 2026 pour une ouverture au public un an plus tard. Rodolphe Delord s’est aussi engagé à recruter les soigneurs actuellement employés à Planète Sauvage et au Marineland afin d’assurer la continuité du suivi animalier.

Un compromis entre bien-être et réalisme économique

Pour Lamya Essemlali, présidente de l’ONG Sea Shepherd, ce projet représente « la meilleure solution pour éviter le pire des scénarios », c’est-à-dire le transfert des dauphins vers des pays où ils auraient pu être exploités pour des spectacles. Elle souligne que la France devient ainsi un modèle européen, alors que plusieurs delphinariums sur le continent s’apprêtent à fermer. Sea Shepherd collabore avec Beauval pour définir une charte garantissant la protection des animaux et éviter toute dérive commerciale. Mais d’autres associations, comme One Voice, dénoncent une « régression » et appellent à privilégier de véritables sanctuaires marins en milieu naturel. Malgré ces divergences, Beauval assume la mission confiée par l’État et se dit prêt à accueillir les dauphins dès que les transferts seront autorisés. Reste le cas plus complexe des deux orques du Marineland, toujours sans solution. Le ministère assure « suivre la situation quotidiennement » et évoque une « urgence plus aiguë » pour ces animaux.

Que retenir rapidement ?

Le ZooParc de Beauval a confirmé ce jeudi qu’il accueillera les onze dauphins du parc Planète Sauvage, près de Nantes, dont le delphinarium cessera définit

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