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Les cigarettes électroniques jetables, connues sous le nom de « puffs », pourraient disparaître des étals français dès les prochains mois. Ce jeudi, le Sénat doit se prononcer sur l’interdiction de ces dispositifs prisés des adolescents, après un parcours législatif déjà validé par l’Assemblée nationale début février. Si la chambre haute adopte définitivement la proposition de loi, la France deviendra le deuxième pays européen, après la Belgique, à bannir ces cigarettes électroniques à usage unique.

Conçues pour séduire un jeune public avec leurs arômes sucrés (menthe, fraise, pastèque, chocolat) et leurs emballages colorés, les « puffs » sont accusées de favoriser l’initiation à la nicotine et de poser un problème écologique majeur en raison de leurs batteries en lithium non recyclables. « C’est une grande victoire dans un double combat : écologique et sanitaire », se félicite Francesca Pasquini, ex-députée écologiste et auteure du texte. La mesure, qui interdit la vente et la distribution de ces dispositifs pré-remplis et non rechargeables, a reçu l’aval de la Commission européenne, malgré quelques ajustements visant à éviter les contournements du marché.

L’industrie du tabac, pointée du doigt pour son « inventivité » dans la mise sur le marché de nouveaux produits addictifs, pourrait toutefois chercher des alternatives. Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) alerte déjà sur l’émergence de nouvelles cigarettes électroniques techniquement rechargeables, mais tout aussi éphémères. De son côté, le ministre de la Santé Yannick Neuder salue une avancée « décisive pour protéger nos jeunes et lutter contre les addictions », rappelant qu’un adolescent sur sept âgé de 13 à 16 ans a déjà consommé une puff, et que près de la moitié d’entre eux ont débuté leur usage de la nicotine par ce biais.

Les parlementaires demandent également au gouvernement de tenir ses engagements sur un autre produit controversé : les « pouches », ces sachets de nicotine à usage oral qui échappent encore à la réglementation. L’adoption définitive de cette loi marquerait ainsi une nouvelle étape dans la lutte contre le tabagisme chez les jeunes et la prolifération des nouveaux produits à base de nicotine.

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