Le SARS-CoV-2 continue de circuler, porté par de nouveaux variants, et ne semble pas près de s’éteindre. Si les vagues épidémiques sont devenues moins fréquentes et moins violentes, scientifiques et virologues s’accordent sur un point : le virus est là pour rester. Après un hiver plutôt calme, les indicateurs sont repartis à la hausse ces dernières semaines. Taux de positivité, nombre de cas, présence du virus dans les eaux usées… tous les signaux sont en augmentation. En cause : l’apparition de nouveaux variants comme NB.1.8.1, toujours issus de la grande famille Omicron. Si celui-ci ne semble pas particulièrement dangereux, il reflète une réalité virologique persistante : le virus évolue en permanence, modifiant son génome pour mieux contourner les défenses immunitaires.
Cette dynamique n’est pas nouvelle
Les spécialistes l’observent aussi sur d’autres coronavirus humains, comme le MERS-CoV, apparu en 2012 et toujours actif aujourd’hui. Le SARS-CoV-2 devrait donc suivre un schéma similaire, avec une circulation continue, ponctuée de pics saisonniers à l’automne, au printemps et parfois en hiver. Grâce à la vaccination massive et aux infections successives, une certaine immunité collective s’est installée. Le virus n’entraîne plus que deux, voire une seule vague épidémique par an, loin du rythme effréné du début de la pandémie. Ces vagues devraient être de moins en moins importantes, à mesure que le potentiel évolutif du virus diminue.
Mais pour maintenir cette stabilité, la vigilance reste nécessaire
L’immunité collective s’affaiblit avec le temps, et une dose de rappel annuelle est recommandée pour les personnes fragiles. Des pistes sont aussi à l’étude pour renforcer l’immunité nasale, porte d’entrée principale du virus, à travers de futurs vaccins administrés par voie intranasale. Le scénario d’un retour à une situation de crise majeure paraît désormais peu probable, même si l’hypothèse d’un variant plus agressif ne peut jamais être totalement écartée. Pour l’instant, le Covid s’installe dans nos vies comme un virus saisonnier de plus : imprévisible, mais nettement moins menaçant.