Ariège : une opération coup de poing contre le moustique tigre après un cas de chikungunya
Ariège : une opération coup de poing contre le moustique tigre après un cas de chikungunya

Un premier cas avéré de chikungunya a été diagnostiqué le mercredi 25 juin 2025 dans le département du Gard, selon une annonce de la préfecture. La personne infectée réside à proximité de Bernis, une commune du nord-est de Vergèze, identifiée par les autorités comme zone potentielle de contamination. La seconde zone concernée n’est autre que le centre hospitalier universitaire de Nîmes, où le patient aurait été pris en charge. Ce cas constitue le premier épisode local de chikungunya enregistré dans le Gard cette saison et le deuxième en Occitanie, après une première infection signalée le 16 juin à Prades-le-Lez, près de Montpellier. Ces cas sont dits « autochtones », c’est-à-dire que la transmission s’est produite localement, sans qu’il y ait eu de séjour récent dans une zone habituellement infectée.

Mesures de prévention et état de vigilance renforcé

En réponse à cette contamination, des actions immédiates ont été engagées dans les deux zones concernées. Des opérations de démoustication ont été ordonnées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) afin de limiter le risque de propagation, notamment en ciblant le moustique tigre, vecteur reconnu du virus. Les autorités sanitaires précisent que l’état de santé de la personne contaminée ne suscite aucune inquiétude particulière à ce stade. Toutefois, la surveillance est accrue dans l’ensemble du département, d’autant plus que la saison estivale favorise la prolifération des moustiques et donc les risques de transmission virale. Depuis le 1er mai 2025, plusieurs cas de maladies vectorielles, notamment de dengue et désormais de chikungunya, ont été recensés en Occitanie. Cette dynamique incite les autorités sanitaires à rappeler les consignes de prévention à la population : éliminer les eaux stagnantes, se protéger contre les piqûres et consulter rapidement en cas de fièvre ou de douleurs articulaires. Le chikungunya, maladie d’origine virale, provoque généralement une fièvre brutale accompagnée de douleurs articulaires parfois invalidantes. Si les formes graves restent rares, l’infection peut perturber fortement le quotidien des personnes atteintes. Dans un contexte de réchauffement climatique et d’élargissement des zones d’implantation du moustique tigre, les autorités rappellent que la prévention est désormais une nécessité collective.

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