Le sommet du G20, organisé pour la première fois sur le continent africain, s’est conclu sur une déclaration commune adoptée malgré l’absence remarquée des États-Unis, offrant une victoire inattendue au multilatéralisme dans un contexte géopolitique tendu.
Les dirigeants réunis à Johannesburg ont approuvé la création d’un panel mondial dédié aux inégalités, une initiative inédite portée par plusieurs pays émergents et soutenue par l’Union européenne, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud. Cette avancée a été saluée comme un signe de cohésion dans un forum fréquemment paralysé par les rivalités entre grandes puissances.
Le boycott américain, décidé en réaction à des formulations jugées contradictoires avec la politique de Washington, a toutefois jeté une ombre sur l’avenir du groupe. L’absence des États-Unis a suscité des interrogations sur la capacité du G20 à maintenir son influence au moment où les fractures géopolitiques s’accentuent.
Cette démonstration d’unité entre les autres membres du groupe a irrité Washington, qui prendra la présidence du G20 l’année prochaine. Certains diplomates estiment que les États-Unis pourraient, en retour, durcir leur approche et réduire l’espace de compromis dans les futures négociations.
Malgré les tensions, les organisateurs du sommet ont souligné que l’accord adopté confirme le rôle central du G20 dans la gouvernance économique mondiale. Les pays participants ont insisté sur l’importance d’un dialogue inclusif afin de traiter les défis mondiaux, du climat aux inégalités, en passant par la réforme des institutions financières internationales.