Israël a mené une frappe dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, visant selon des sources israéliennes et libanaises Ali Tabtabai, un haut responsable militaire du Hezbollah. L’opération intervient malgré le cessez-le-feu actuellement en vigueur, négocié avec la médiation des États-Unis.
Les autorités libanaises ont indiqué qu’au moins quatre personnes avaient été tuées et qu’une vingtaine d’autres avaient été blessées lors de l’explosion, qui a touché un secteur densément peuplé sous contrôle du mouvement pro-iranien. Des unités de l’armée libanaise ont rapidement sécurisé la zone pour empêcher les foules et les journalistes de s’approcher du site.
Du côté israélien, des sources militaires ont affirmé que la frappe visait spécifiquement Tabtabai, considéré comme un cadre clé dans les opérations du Hezbollah. Il n’était toutefois pas immédiatement clair si ce dernier figurait parmi les victimes, les autorités du Hezbollah n’ayant pas communiqué d’informations confirmant sa situation.
La frappe ravive les tensions le long de la frontière israélo-libanaise, alors que le cessez-le-feu reste fragile et que les deux camps s’accusent régulièrement de violations. Les observateurs internationaux ont souligné que toute escalade pourrait compromettre les efforts diplomatiques en cours.
La situation demeure incertaine, dans l’attente de confirmations officielles concernant la cible présumée et l’ampleur exacte des pertes.