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CGT Union leader Philippe Martinez (C) walks with striking workers at The Gravenchon Port-Jerome refinery, owned by US giant Esso-ExxonMobil, at Port-Jerome, northern France on October 12, 2022. - Striking French oil refinery employees have voted to maintain blockades now in their third week, despite a government order for some of them to return to work in a bid to get fuel supplies flowing. The industrial action to demand pay hikes has paralysed six out of the seven fuel refineries in France, leading to shortages of petrol and diesel exacerbated by panic-buying from drivers. (Photo by Lou BENOIST / AFP)

La CGT a annoncé ce vendredi deux journées de mobilisation les 8 et 20 mars pour réclamer l’abrogation de la réforme des retraites de 2023. Le premier rassemblement coïncidera avec la Journée internationale des droits des femmes, tandis que le second visera à défendre les droits des retraités. La centrale dirigée par Sophie Binet appelle à une mobilisation massive et dénonce un « double discours » du gouvernement, qu’elle accuse de vouloir saboter les concertations en cours avec les partenaires sociaux.

Ce nouvel appel intervient alors que Force Ouvrière a claqué la porte des discussions sur la réforme, dénonçant une « mascarade » où la question du retour à 62 ans serait d’emblée écartée. De son côté, le gouvernement, par la voix de François Bayrou, a réaffirmé sa volonté de garantir l’équilibre financier du système d’ici 2030, excluant toute remise en cause de l’âge légal de départ. Face à cette position jugée intransigeante, la CGT espère rallier un large front syndical pour accentuer la pression sur l’exécutif.

Alors que la réforme continue de diviser syndicats et patronat, la déclaration surprise de François Bayrou évoquant la possibilité d’un référendum en cas de blocage pourrait rebattre les cartes. Mais pour la CGT, seule la mobilisation populaire pourra faire plier le gouvernement et aboutir à l’abrogation de la réforme contestée.

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