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Ce lundi 17 mars, Emmanuel Macron réunit un conseil de politique nucléaire crucial pour l’avenir énergétique de la France. Deux dossiers majeurs sont sur la table : le financement des six réacteurs EPR2 et la sélection des petits réacteurs modulaires.

Le financement des EPR2, évalué à près de 100 milliards d’euros, est un point d’achoppement entre l’État et EDF. Le gouvernement envisage un prêt à taux zéro et un mécanisme de prix garantis pour sécuriser l’investissement, mais les négociations avec la Commission européenne pourraient retarder le projet. Certains dénoncent une inertie administrative qui met en péril la relance de la filière.

Par ailleurs, la sélection des petits réacteurs nucléaires promet d’être délicate. Alors que douze start-up se disputent le soutien de l’État, un audit confidentiel a conclu que seuls deux à quatre projets sont réellement viables d’ici 2040. L’exécutif doit trancher, sous peine d’affaiblir les entreprises françaises face à la concurrence internationale.

Enfin, la question de l’approvisionnement en uranium sera abordée, alors que la demande explose dans un contexte géopolitique tendu. La France, entièrement dépendante de l’étranger pour son combustible, cherche à sécuriser ses stocks sur le long terme.

Ce sommet pourrait marquer un tournant stratégique pour la souveraineté énergétique française, à condition que des décisions claires soient enfin prises.

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