François Bayrou a définitivement écarté l’idée d’un retour à l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, déclenchant une vague d’indignation parmi les syndicats et l’opposition. Le Premier ministre, qui avait ouvert la porte à des discussions en janvier, a finalement tranché en faveur du statu quo, provoquant l’ire de la CGT, qui dénonce une « trahison », et de la CFDT, qui juge cette volte-face « incompréhensible ».
Jean-Luc Mélenchon a fustigé un « foutage de gueule », tandis que Mathilde Panot (LFI) accuse Bayrou d’avoir « menti et trahi son engagement ». Le PS, qui avait conditionné son refus de voter la censure à la réouverture du dossier des retraites, s’indigne d’un « mépris pour les partenaires sociaux ».
Face à la polémique, le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a tenté d’apaiser les tensions en rappelant que la décision finale reviendrait aux partenaires sociaux réunis en conclave. Mais cette déclaration n’a pas suffi à calmer les critiques, y compris à l’extrême droite, où le RN évoque une possible censure du gouvernement.
Ce revirement de François Bayrou s’inscrit dans un contexte marqué par la nécessité de nouveaux choix budgétaires, dictés par la conjoncture internationale et la volonté d’Emmanuel Macron d’accélérer le réarmement de la France. Une équation qui, selon les opposants, se fait au détriment du modèle social.