Conformément à son testament spirituel, le cercueil du Pape François, réalisé en bois de cyprès et doublé de zinc, a été solennellement transporté vers la basilique pontificale Sainte-Marie-Majeure à Rome. C’est là, au cœur de ce sanctuaire que le souverain pontife avait exprimé son souhait d’être inhumé, fidèle à la piété mariale qui a marqué tout son pontificat.
Le bois de cyprès utilisé pour son cercueil, symbole traditionnel d’éternité et de résurrection dans la culture chrétienne, associé au zinc, matériau choisi pour préserver la dépouille, traduit l’alliance entre humilité et respect de la tradition liturgique funéraire.
Un lien particulier avec Sainte-Marie-Majeure
Tout au long de son pontificat, François avait noué un lien particulier avec Sainte-Marie-Majeure, l’une des quatre basiliques majeures de Rome. Dès son élection en 2013, il s’était rendu devant l’icône vénérée de la Salus Populi Romani pour confier son ministère à la Vierge Marie. Ce geste de dévotion s’est répété avant et après chacun de ses voyages apostoliques, illustrant la centralité de Marie dans sa spiritualité.
La basilique Sainte-Marie-Majeure, édifiée au Ve siècle après le concile d’Éphèse — qui proclama Marie Mère de Dieu —, occupe une place unique dans l’histoire de la chrétienté. Plusieurs papes y ont célébré des liturgies importantes, mais rares sont ceux qui y ont souhaité reposer. Ce choix exprime la volonté de François de s’inscrire non dans la grandeur monumentale des tombeaux pontificaux de Saint-Pierre, mais dans une tradition de simplicité, proche du peuple et de la foi populaire.
Le transfert du cercueil s’est déroulé dans une atmosphère de recueillement profond, en présence de hauts dignitaires de la Curie romaine, de cardinaux, de religieux, et de fidèles venus rendre un dernier hommage. La cérémonie a été marquée par des prières sobres, des chants mariaux, et des moments de silence méditatif.
La sépulture du pape François sera installée dans une crypte latérale spécialement aménagée à cet effet, à proximité d’anciennes tombes de saints et de papes oubliés, en un lieu qui reflète parfaitement son désir d’humilité et de proximité spirituelle avec le peuple de Dieu.